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Database - Alliance francophone pour l'accouchement respecté (AFAR)

Record ID : 17
Created on : 14/07/2003
Modified on : 2/12/2007

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Author(s) :

Haaf, Wendy

Year of publication :

2003

Bibliographical entry (without author) :

Induction of Labour. The Cons of Induction

Résumé (français) :

En avoir assez d'être enceinte, ou vouloir faire coincider l'accouchement avec les dates du vol de la belle mère font partie des raisons les moins convaincantes de déclencher un accouchement. “On me demande tout le temps des déclenchements” remarque Natale, qui ajoute que beaucoup de praticiens ne considèrent pas le côté pratique comme une raison suffisante pour déclencher le travail.

Pourquoi pas ? Comme tout autre médicament ou procédure médicale, les déclenchements comportent un risque qui doit être pesé par rapport au bénéfice potentiel. Certaines femmes peuvent avoir une réaction inhabituelle au médicament, et avoir des contractions intenses, sans interruption qui n'ouvrent pas toujours le cervix, et qui peuvent causer une détresse foétale. Particulièrement si le cervix n'a pas commencé à se ramollir, un travail déclenché peut durer plus longtemps qu'un travail qui a commencé spontanément, augmentant ainsi la probabilité qu'une femme optera pour la péridurale. Quelques études ont montré une relation entre ce genre d'anti-douleur et des accouchements plus longs, ce qui peut alors augmenter les chances d'interventions supplémentaires, telles que l'épisiotomie et même les césariennes.

« Si vous comparez les femmes pour lesquelles le travail commence spontanément avec celles, sans aucun risque identifiable, dont le travail est déclenché, le second groupe pourrait en fait avoir un taux de césarienne plus élevé » explique Natale.

Difficile de dire de combien celui-ci est plus élevé. Les recherches sont en désaccord : selon certaines études, le déclenchement plus que double les chances de césarienne ; cependant, une revue de la littérature scientifique a conclu que le déclenchement n’a aucun effet sur le taux d’accouchement chirurgical, du moins dans le cas de grossesses dont le terme est dépassé. Alors qu’une étude publiée en 2001 dans « obstetrics and gynecology » a montré un lien entre le déclenchement et la césarienne, les auteurs affirment que c'est le taux de péridurale plus élevé parmi les femmes dont le travail a été déclenché et les facteurs de risque tels que : premier accouchement, et un cervix non dilaté avant le déclenchement qui sont à blâmer et non la procédure elle-même.

Il est également important de remarquer que beaucoup de femmes dont le travail est déclenché pour soit disant dépassement de terme ne remplissent pas vraiment les critères, ce qui pourrait aussi augmenter la probabilité de la césarienne. Un audit d’un gros hôpital a montré qu’avant qu’un protocole ferme concernant le déclenchement soit mis en place, 1/3 des patientes qui étaient déclenchées pour dépassement du terme n’avaient en fait pas encore atteint la limite des 41 semaines et 6 jours. Quand le travail est déclenché trop tôt, les médicaments sont moins susceptibles de déclencher un véritable travail, ce qui peut déclencher une réaction en chaîne d’interventions finissant en césarienne.

“Dans le cas de déclenchements, la cause de césarienne la plus commune est probablement un déclenchement raté” dit Mc Donald.

C’est parce qu’un déclenchement c’est un peu comme prendre un tapis roulant ; il est parfois difficile d’appuyer sur le bouton stop une fois que vous êtes en route. Par exemple, si les prostaglandines ou les ocytocines ne marchent pas, il peut être difficile de vous convaincre ou de convaincre le personnel hospitalier de laisser les choses évoluer pendant quelques jours, même si vous et votre bébé êtes en bonne santé. Egalement, si votre poche des eaux a été rompue pour installer le moniteur interne ou pour essayer de faire avancer le travail vous pouvez être forcée d’accoucher dans une période donnée, et si vous ne le faîtes pas, vous pouvez vous retrouver en chemin pour la salle d’opération. Et, bien sûr, un accouchement chirurgical a ses propres risques, depuis les sérieuses complications telles que l’infection, jusqu’à l’inconfort suivant la naissance qui rend les soins du bébé plus difficiles.

« Nous ne devrions pas procéder à des déclenchements dans une population de femmes et de bébés qui vont bien, à moins qu’ils soient vraiment dans une situation qui soit favorable à l’accouchement » souligne Natale.

Abstract (English):

Less compelling arguments for induction include slating the birth to coincide with a mother-in-law’s airline reservations, or simply being tired of pregnancy. “I’m asked about induction all the time,” notes Natale, who adds that many caregivers don’t consider convenience sufficient reason for inducing labour.

Why not? Like any other drug or medical procedure, induction carries risks that must be balanced against the potential benefit. Some women may experience an unusual reaction to the medication and experience strong, overlapping contractions that don’t always open the cervix, and can sometimes cause fetal distress. Particularly if the cervix hasn’t begun to soften, an induced labour may last longer than one that starts spontaneously, making it more likely a woman will opt for an early epidural. A few studies have linked this kind of pain relief with longer labours, which in turn may increase the likelihood of addtional interventions, such as episiotomy and even C-section.

“If you compare women who go into labour spontaneously with those women with no identifiable risk factors who are induced, the latter group may in fact have a higher Caesarean section rate,” Natale explains.

Just how much higher is difficult to say. The research is conflicting: According to some studies, induction more than doubles the chances of C-section; however, one review of the scientific literature concluded induction had no effect on the rate of surgical birth, at least in the case of postdate pregnancy. While a study published in 2001 in Obstetrics and Gynecology did link induction and Caesarean, the authors claimed it’s the higher rate of epidural anaesthesia among women who are induced and risk factors, such as no previous births and undilated cervix prior to induction, that are to blame, not the procedure itself.

It’s also important to note that many women who are induced for so-called post term pregnancy don’t truly meet the criteria, which could also drive up the likelihood of Caesarean. One audit of a large BC hospital found that before a firm protocol for induction was put into place, one-third of patients who were induced for being overdue actually hadn’t yet reached the 41-week, six-day mark. When women are induced too soon, the medication is less likely to trigger true labour, which can start a chain reaction of interventions that ends in C-section.

“Probably one of the most common reasons for Caesarean, related just to induction, is failed induction,” says McDonald.

That’s because being induced can be a bit like stepping onto a conveyor belt — sometimes it’s hard to hit the stop button once you’re underway. For example, if prostaglandins or oxytocin don’t work, it can be tough to convince yourself or your caregivers to give things a few more days to develop, even if you and your baby are healthy. As well, if your waters are broken in order to install an internal monitor or to try to get labour going, you may be committed to delivering within a certain time frame — and if you don’t, you may find yourself heading for the OR. And, of course, a surgical delivery carries its own risks, from serious complications such as infection to postpartum discomfort that makes baby care more difficult.

“We shouldn’t undertake induction in a population of well women and well babies, unless they are truly in a favourable situation to give birth,” underlines Natale.

Sumário (português):

URL :

http://www.todaysparent.com/pregnancybirth/labour/article.jsp?content=20030523_131728_1388

Comments :

Argument (français) :

Nous ne devrions pas procéder à des déclenchements dans une population de femmes et de bébés qui vont bien, à moins qu’ils soient vraiment dans une situation propice à l’accouchement.

Argument (English):

Argumento (português):

Keywords :

c-section/caesarean ; induction of labor ; post-term pregnancy ; episiotomy ; pain medication ; physiology ; active management of labor ; duration of labour ; pain

Author of this record :

Sophie Gamelin

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